L’entretien s’est bien passé. Le poste, vous le vouliez vraiment, et cette fois, vous l’avez obtenu. Les premières semaines, tout va dans le bon sens.
Puis, sans vraiment savoir pourquoi, vous laissez traîner un dossier important. Vous arrivez en retard à une réunion où vous deviez justement briller. Devant vos collègues, quand on vous félicite, vous minimisez : « j’ai eu de la chance », « ce n’était pas si compliqué ».
« Pourquoi je fais ça, alors que c’est exactement ce que je voulais ? »
Quelques semaines plus tard, la situation s’est dégradée, et une partie de vous n’est même pas surprise. En y repensant, vous réalisez que ce schéma s’est déjà produit, dans une relation, un projet, une autre opportunité : dès que ça allait bien, quelque chose finissait par tout gâcher, et c’était vous.
Ce n’est ni un manque de sérieux, ni de la malchance récurrente. Il y a un mécanisme derrière cet auto-sabotage, et le comprendre est la première étape pour vous en libérer durablement.
Vous vous reconnaissez ?
- Juste au moment où une situation (travail, couple, projet) prend une bonne tournure, vous faites quelque chose qui la met en péril.
- Vous minimisez systématiquement vos réussites, ou vous les attribuez à la chance plutôt qu’à vous-même.
- Vous provoquez parfois une tension ou une distance avec quelqu’un, précisément quand la relation se rapproche.
- Vous repoussez l’étape décisive d’un projet qui compte vraiment pour vous, alors que vous avancez sans difficulté sur des projets moins importants.
- Une partie de vous semble plus à l’aise dans la difficulté ou l’échec que dans le fait que les choses se passent bien.
- Ce n’est souvent qu’après coup que vous réalisez avoir vous-même déclenché ce qui vous a fait du mal.
Pourquoi c’est si difficile d’arrêter seul
Cet auto-sabotage suit souvent un schéma précis. Le déclencheur n’est pas un échec, mais l’inverse : atteindre un niveau de réussite, de proximité ou de reconnaissance qui devient inconfortable, parce qu’il ne correspond pas à l’image que vous avez de vous-même. La routine consiste alors à poser, sans le vouloir consciemment, un acte qui va abîmer cette situation. La récompense, paradoxale, est un retour à un état plus familier : même douloureux, il est plus confortable que l’incertitude de la réussite ou la peur de ne pas être à la hauteur de ce qu’on attend de vous.
Le cerveau retient cette solution parce qu’elle réduit un inconfort réel, celui de tenir une place qui semble ne pas vous appartenir. C’est justement ce qui la rend difficile à changer par la seule volonté : tant que la croyance derrière cet auto-sabotage n’est pas identifiée, se répéter qu’il faut « se laisser réussir » ne suffit pas, et le mécanisme se reproduit, parfois dans un autre domaine de votre vie.
Ce qui se joue souvent derrière l’auto-sabotage
La situation sabotée (le poste, la relation, le projet) est rarement le vrai sujet. L’auto-sabotage vient souvent protéger une croyance plus ancienne : ne pas se sentir légitime, ce qu’on appelle souvent le syndrome de l’imposteur, ne pas se sentir mériter que les choses aillent bien, ou craindre d’être un jour démasqué si l’on continue à réussir. Provoquer soi-même la fin d’une situation peut aussi, paradoxalement, sembler plus supportable que de la voir se terminer malgré soi, ou de continuer à craindre qu’elle se termine.
C’est pour cela que se raisonner, ou se forcer à « positiver », sans comprendre ce que cet auto-sabotage protège chez vous, apporte rarement un changement durable. Le travail consiste à identifier ce que cette réussite ou cette proximité vient réveiller chez vous, pour pouvoir la vivre autrement.
Mon champ d’intervention
Mon rôle est de vous accompagner dans la compréhension du mécanisme émotionnel qui entretient votre auto-sabotage : identifier la croyance ou la peur qu’il vient protéger, et construire progressivement une autre façon de vivre la réussite, la proximité ou la reconnaissance, sans avoir besoin de les interrompre vous-même.
Si cet auto-sabotage s’accompagne d’une dévalorisation de vous-même marquée et installée depuis longtemps, ou d’une humeur basse persistante, il est important d’en parler à un médecin, un psychologue ou un psychiatre. Mon accompagnement travaille la dimension émotionnelle et comportementale, en complément d’un suivi médical ou psychologique si nécessaire, jamais en remplacement.
Comment nous travaillons ensemble sur ce sujet
Le travail commence par repérer, sans jugement, les moments précis où ce mécanisme s’active, puis par identifier la croyance ou la peur qu’il vient protéger chez vous. Nous construisons ensuite des façons concrètes de rester présent quand une situation va bien, avant d’installer cette nouvelle posture dans la durée.
Le format et le tarif sont présentés sur la page de mon accompagnement pour sortir de l’auto-sabotage.
FAQ
Est-ce la même chose que la peur de l’échec ?
Les deux sont proches mais pas identiques. La peur de l’échec pousse à éviter une situation avant qu’elle n’arrive. L’auto-sabotage, lui, intervient souvent quand la situation se passe déjà bien : quelque chose vient l’interrompre de l’intérieur. Il n’est pas rare que les deux coexistent chez une même personne.
Est-ce lié à un manque de confiance en moi ?
C’est souvent le cas, mais pas toujours de façon consciente. Beaucoup de personnes que j’accompagne se disent confiantes en apparence, tout en sabotant, sans le vouloir, ce qui leur tient le plus à cœur. Le travail consiste justement à mettre au jour ce qui se joue en dessous.
Est-ce que je dois avoir déjà tout perdu pour que cet accompagnement soit utile ?
Non. Beaucoup de personnes viennent me voir en repérant le schéma avant qu’il ne se reproduise une fois de plus, justement pour l’interrompre à temps.
Combien de temps faut-il pour changer ce mécanisme ?
Cela dépend de chaque personne et de l’ancienneté de la croyance qui l’entretient. L’accompagnement se déroule généralement sur plusieurs mois, à un rythme adapté à votre situation.
